Seconde enchère en ligne pour Jaeger-LeCoultre
By Marc Menant on - HORLOGERIE & JOAILLERIE - Permalink
La Manufacture Jaeger-LeCoultre a très tôt intégré une dimension écologique dans sa stratégie, tant au niveau local avec la création d'une station d'épuration des eaux sur le lieu de production horlogère ou la mise à disposition de navettes pour ses employés, qu'international avec une participation remarquée dans le programme Tides Of Time pour la préservation du patrimoine mondial de l’UNESCO. A cet effet, la Manufacture avait d'ailleurs présenté l'année dernière une série spéciale de sa Master Compressor Extreme W-Alarm Tides of Time, dont l'un des prototypes avait été mis en avant lors d'une enchère en ligne en février 2009.
La Maison de luxe revient cette année en proposant une nouvelle vente aux enchère, toujours en faveur de "Tides of Time". Cet événement, qui débutera le 18 mars pour s'achever le 24, ravira les collectionneurs, puisqu’il propose un montre vintage insu du patrimoine de la Manufacture, la Geophysic, un nom qui fait rêver nombre de collectionneurs tant les occasions de se procurer la pièce sont aussi rares que l'histoire du garde-temps lancé en 1958 est belle. Cette vente est d'ailleurs une histoire dans l'histoire puisque la montre mis en vente est l'un des deux Chronomètres Geophysic modèles E168, qui ont accompagné l’exploit de l’alpiniste Stéphane Schaffter et de ses co-équipiers durant l’expédition Geophysic dans l’Himalaya en Octobre 2009. Pari fou, ses derniers avaient ouvert une nouvelle voie sur un sommet vierge, baptisé depuis Mont Antoine. Jaeger-LeCoultre les avaient accompagné en remettant aux explorateurs plusieurs pièces dont une Master Compressor Extreme LAB, première montre sans huile dans le mouvement, un prototype de la Master Compressor Extreme LAB2, nouveauté majeure de la Manufacture, présentée au SIHH 2010, et deux Geophysic de 1958...

Si la vente aux enchères est une opportunité unique pour les collectionneurs et amateurs de belle horlogerie d'acheter une pièce rare, il s'agit aussi d'une cause noble puisque l'intégralité des revenus sera remise au parc des Sundarbans en Inde, inscrit dans la liste du patrimoine mondial en 1987. Situé dans une partie du delta du Gange (Inde), au sud-est de Calcutta et au nord de la baie du Bengale, le Parc national des Sundarbans est notamment connu pour être l’un des derniers lieux d’habitat pour le tigre. Les Sundarbans couvrent 10 000 km2 de terre et d’eau et font partie du plus grand delta du monde, formé par les sédiments déposés par trois grands fleuves : le Gange, le Brahmapoutre et le Meghna qui convergent sur le bassin du Bengale. Ce site est la plus grande région de forêts de mangroves au monde, et la seule habitée par des tigres. La région est également riche en avifaune avec notamment des cigognes à cou noir. Ce parc constitue un important habitat pour les mammifères marins qui fréquentent ses eaux tidales et pour une variété de reptiles comme le crocodile marin.

1958, 2009, deux expéditions d’exception
Le Chronomètre Geophysic de 1958 compte parmi les modèles les plus importants de l’histoire de Jaeger-LeCoultre. Il synthétise les valeurs de précision, de résistance et de pureté esthétique. Sa genèse s’inscrit dans le contexte historique scientifique et politique de l’Année Géophysique Internationale 1958. Les caractéristiques techniques du Chronomètre Geophysic répondirent aux besoins des chercheurs, aussi bien dans les bases polaires que dans les laboratoires et les sous-marins. Son boîtier était en particulier dotée d’une calotte en fer doux capable de protéger le mouvement de l’influence des champs magnétiques jusqu’à 600 gauss, une prouesse pour l’époque et un aboutissement dans les recherches scientifiques relatives. Si bien que, lorsqu’un groupe de citoyens genevois, avec l’appui de la ville de Genève, décida d’honorer l’exploit du sous-marin atomique américain Nautilus qui venait de rejoindre le Pôle Nord, le cadeau qu’ils choisirent ne fut autre que le Chronomètre Geophysic.

A l’automne 2009, sous les auspices de Jaeger-LeCoultre, une équipe d’alpinistes chevronnés a relevé un défi extrême avec l’ « Expédition Geophysic » : l’ascension d’un sommet vierge de l’Himalaya, dorénavant baptisé Mont Antoine LeCoultre. Stéphane Schaffter alpiniste suisse émérite était accompagné d’Apa Sherpa, recordman de l’Everest 19 fois et de Little Karim, compagnon de nombreuses expéditions à plus de 8'000 mètres. Dans des conditions extrêmes, nos aventuriers ont accompli leur mission le 22 octobre 2009, et ont atteint les 6589 mètres d’un sommet présentant une réelle difficulté technique. Ce n’est ainsi pas un hasard si deux montres historiques Chronomètre Geophysic de 1958 étaient également du voyage aux poignets de nos alpinistes. L’une d’elle est précisément le garde-temps mis aux enchères pour ‘Tide of Time’ par Jaeger-LeCoultre. En hommage au défi, le fond de son boîtier porte l’inscription gravée “Geophysic Expedition, Mt Antoine LeCoultre, 6589m, Himalayas, October 22, 2009“, qui en font un garde-temps de collection unique.

2010, Un garde-temps historique aux enchères
Le Chronomètre Geophysic de 1958 modèle E168 a été manufacture à seulement 1290 exemplaires. Il est sans contexte l’une des pièces iconiques du patrimoine Jaeger-LeCoultre, et a inspiré la dernière innovation de la Grande Maison présentée au SIHH 2010, la Master Compressor Extreme LAB2. La montre objet de la vente est un authentique modèle E168 mis à disposition par Jaeger-LeCoultre, numéro de boîtier 748166, Calibre P478BWSbr, une version de mouvement manufacturé à moins de 2500 pièces entre 1957 et 1959. Il sera livré avec le cuir de type autruche porté par les alpinistes pendant l’expédition d’octobre 2009, un deuxième cuir noir neuf, un écrin spécial Geophysic, ainsi qu’un extrait des archives Jaeger-LeCoultre

La vente aux enchères débute le 18 mars 2010 à 12h00 C.E.T et se termine le 24 mars 2010 à 12h00 C.E.T mais le site Auction.jaeger-lecoultre.com est déjà en ligne depuis aujourd'hui.
