L'avenir du luxe


Le luxe, aussi polymorphe soit-il, est à mon sens en partie un phénomène de rupture. La création n’est jamais acquise de fait : Unique, originale, elle peut en partie se définir par rapport au passé en élevant une barrière entre ce qui fut avant et ce qui est maintenant, ou du moins, en brisant une morne temporalité sans folie majeure, fade finalement.

Cependant, aussi paradoxale soit-il, le luxe tire aussi son prestige de son intemporalité : Il résiste aux affres du temps, érige les postulats de la beauté et du bon goût et échappe à la mode qui est, pour reprendre la note de Cocteau, «presque morte avant de vivre ».

D’un point de vue purement matériel, plutôt que produit (l’aspect marketing est bien sûr sous-jacent), le luxe éternel est avant tout objet et ne répond pas vraiment à un consumérisme immédiat.

Je me pose alors à la question suivante : A l’heure où de nombreuses marques procèdent à des extensions de gammes et donc à une vulgarisation de leur produits, quelles seront les valeurs que le luxe nous transmettra demain ? Ou autrement, quel sera le luxe de demain ?

Comments

1. On by Cosmeo

Dans l'univers parfum et cosmétique, le début des années 2000 a été marqué par l'explosion du "luxe surmarketé" : logos à gogo, marques déclinés sur les produits les plus cheap, chasse aux coûts (et donc parfois à la qualité...). Comme souvent, le phénomène est allé trop loin et on assiste à un revirement très brutal. Bien sûr les marques ne vont pas abandonner demain ce qui a généré l'essentiel de leur croissance, mais aujourd'hui c'est l'image de marque qui prime. Les grandes marques se sont engagées depuis un an environ dans une vraie stratégie de montée en gamme, et renouent avec le vrai luxe. Plutôt que la refaire ici, je te laisse lire une note à ce sujet sur mon blog :

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Alex / Cosmeo Blog
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