THE RICHEST PEOPLE IN SWISS WATCHMAKING

Talking about money in Switzerland is considered as extremely rude. The ancestral Swiss banking system was built on trust and discretion, two pillars of the « secret bancaire ». Yet, money is at the center of many discussions both at cantonal or federal levels. Swiss cantons can choose the tax level they apply on revenus and differences can be very important. In that specific area, french-speaking cantons are more expensive than swiss-german cantons. In other words, you will pay more taxes on average in Geneva than in Zurich. but leet’s not focus on tax and cantonal policy but on wealth in watchmaking.

Last January, Swiss business magazine Bilanz published its yearly list of the richest people residing in Switzerland, categorized into the industry in which the fortune was made. Su Jia Xian, that you probably better know under the initials SJX, published the list. I invite you to read it but don’t expect any big surprise as the names listed will all be extremely familiar to you with two exceptions maybe. I guess you now know if which group you should invest!

MERCEDES-BENZ SNOW DATE


Souvenez-vous des spots publicitaires diffusés par les constructeurs automobiles premium il n’y a encore pas si longtemps. Ils étaient fait de puissance et de vitesse pour les hommes, de sensualité voire d’érotisme pour les femmes. Autrement dit, un homme ne pouvait affirmer sa masculinité qu’avec une grosse cylindrée capable de franchir montagnes, rivières et villes à vitesse folle, qu’il pleuve, vente ou neige. La voiture devenait ainsi le destrier moderne du chevalier d’antan. Et ce destrier allait vite. Un peu simpliste comme réflexion, non? Et pourtant…

La femme, quant à elle, roulait dans une voiture élégance, raffinée, sexualisée. Elle devait être noire (rappel inconscient à la robe noire qui, pour le coup, n’était pas petite, mais longue) ou rouge, couleur du désir et de l’incandescence des passions. Les courbes de la voiture étaient parfaites: elles devenaient la personification des courbes elles-aussi parfaites de la femme. Le duo était donc parfait, fort, sensuel, capable de toutes les conquêtes, qu’elles soient de bitumes ou de chaire. Simpliste aussi cette réflexion.

Celle-ci mettait en scène au centre le produit, point névralgique de tout l’intérêt, l’homme ou la femme devenait son extension. Autrement dit, un homme ne pouvait être viril sans un véhicule digne de ce nom, tout comme une femme ne pouvait être séduisante sans la voiture personnifiant sa puissance séductrice. Ce discours avait le mérite d’être on ne peut plus simpliste, donc facile à comprendre et retenir, mais ces caricatures étaient-elles pertinentes? Je ne pense pas, d’autant que chaque spot publicitaire était quasi identique à celui de son concurrent. Changer le nom de marque et votre publicité devenait celle d’un modèle d’une autre marque, d’autant que les noms semblaient (semblent?) suivre une homogénéisation déconcertante. Audi fait dans le Q, BMW dans le X et Mercedes cherche le point G. Quand je vous parlais de sexualisation du monde automobile…

Passons cette pointe d’humour et laissons ces lieux communs marketing. Ils ont fait leur temps. Revenons à la période de noël. Elle est toujours synonyme d’intense créativité pour les annonceurs, qu’ils soient mass-market, premium ou luxe. Noël est une histoire, il faut donc raconter une histoire au moment des fêtes. Et elle se doit d’être belle. C’est le principe de ce que je nomme le story telling enchanté. Certains utilisent des lieux communs : le Père Noël amène le produit de la marque tant désiré par l’enfant juste à temps, l’enfant est comblé, l’incident diplomatique évité de peu, tout le monde est heureux, on rigole, packshot produit, halo lumineux un peu embué, flocons de neige au travers de la fenêtre, le tour est joué. Approche simpliste mais efficace puisqu’elle met en scène deux éléments forts que la psychologie humaine : l’envie de croire à l’irréel, autrement dit de rêver, et la joie de l’enfant, donc des parents.

Noël donne aussi l’occasion d’une créativité moins stéréotypée, plus libre. Mercedes-Benz nous en a livré un bel exemple il y a quelques semaines en centrant la communication sur l’enfant tout en faisant passer un message fort sur la fiabilité et la robustesse de ces modèles peu importent les conditions météo. Le story board est assez simple : une tempête de neige, un enfant impatient prêt pour son premier rendez-vous, des parents compréhensifs avec un père héroïque, figure du bon père, soutenant son enfant dans les moments importants de sa vie. La réalisation est parfaite. Il y a de l’émotion et de la tendresse.

C’est la tout l’intérêt de ce spot publicitaire. Les fêtes de fin d’années deviennent le cadre d’une scène quotidienne, transformée en instant magique mais possible (nous sommes donc dans le réel et non l’irréel) par l’amour des parents pour leur enfant. Et la voiture n’est plus grossièrement au centre de la communication (on sort du traditionnel packshot produit, gros plans, etc…), elle est simplement un élément de la vie de tous les jours, un élément sur lequel on peut compter, peu importe les conditions. Pas de vitesse suggérée ici mais un discours sur la qualité teintée d’une intense émotion. Mercedes-Benz signe donc ici une publicité d’une rare qualité, à voir et à revoir.

OMEGA "SPEEDY INSTAGRAM TUESDAY"

SIHH is around the corner and I won’t have time for a long post. However, I want to share with you an interesting article published recently by Luxury Daily, named “Omega leverages Instagram for limited-edition purchase path”.

The fact that social media / networks are used by brands as drive-to-store is not new (store to be understand as brick-and-mortar stores but also AS any form of online distribution) and Instagram is turning more and more into a see / click / buy application. No need to say this is extremely interesting for luxury brands as images (and the values they convey) are a powerful sales booster. Probably the most powerful actually.

If e-commerce or m-commerce are extremely popular in fashion, small leather goods and accessories, they remain marginal distribution channels for traditional watchmakers. But things are moving and they are moving fast. The example of the Omega Speedmaster “Speedy Tuesday” is the perfect demonstration. I won’t analyze the watch nor the process in details but the bottom line is the following: Swiss watchmaker Omega has released a limited-edition of 2’012 pieces of its Speedmaster. The picture was published on Instagram and potential clients can reserve their Watch via Instagram.

What’s new then? Well, Omega used the hashtag created by Fratello Watches founder Robert-Jan Broer. Basically, the brand took a hashtag created by its community and re-used it in its communication and sales process. This is a direct reply to any luxury brand managers still doubting if they should use social networks or not: Stop asking yourselves that question. You are already on them through your fans. The question is rather: How can you embark them into the brand journey?

Now, a question that came to my mind while reading the article on Luxury Daily: Imagine you are a fan of Omega, you share your love for the brand and your active participation leads to numerous sales… Will the brand reward you as a business partner and if yes, how? I guess this question will be more and more important as the influence of social evangelists will grow. And that’s where the grey zone starts…

PIAGET POLO INCEPTION

When several watch fans gather together for a drink or a dinner, it is very likely they end up taking wrist shots, also named watchies. And here is what happens when you start taking a watchie of someone taking a watchie. I guess we can call this wrist shot the "inception watchie". Thanks Henri for the funny photo shoot!

2017-01-08_Polo_S1.jpg Watch : Piaget Polo S, automatic version with blue dial

SIHH IS AROUND THE CORNER, ALTIPLANO 60TH TOO

I didn't publish any post for months but it feels good to be back online, starting 2017 with a great energy. The beginning of the year will be intense. The SIHH is around the corner and the world of watchmaking is already all about Geneva. The watch fair 27th edition will be very special. The market has been extremely challenged in the last couple of years and there is no doubt this will be a main topic for many journalists, retailers or brand employees. Yet, I am confident that the main topic will remain... watches. And beautiful ones hopefully. To be honest with you, I can't wait to present you our new timepieces and celebrate with you Piaget's icon, Altiplano, turning sixty this year.

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Watchfam, see you all in a couple of days to celebrate watchmaking and passion!

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